école de parapente du menez hom

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En combien de temps serai-je autonome ?

Grand sujet. On vole en un jour, on apprend toute la vie.

Par une belle journée anticyclonique qui nous sert un flux de nord de 10 km/h, on apprend à disposer la voile au sol, à la remettre dans le fast bag, à la démêler, à la gonfler, à la porter, à la diriger au sol. En une ou deux heures, on en sait assez et si le vent est monté un peu, on peut se diriger vers le décollage. On peut cocher la phase 1 de la progression fédérale, même si on n’a pas tout vu, même si on n’est pas optimum. Il faudra peaufiner la technique de gonflage et voir les autres.

On se retrouve à l’atterro en peu de temps. On porte la voile après un bouchonnage rapide mais soigné, et elle se retrouve dans le fast bag qui fait sac à dos, et on revient au déco tout en observant les copains qui tombent du ciel. On peut cocher la phase 2 de la progression fédérale, même si on n’a pas tout vu, même si on n’est pas optimum.

Les grands vols sont pour nous. Mais, qu’est-ce ? En montagne, c’est une histoire de dénivelé. Au Ménez, c’est une histoire de durée, donc déjà de l’exploitation d’une ascendance dynamique. On coche des cases dans les différentes phases de la progression fédérale (passeport).

Obtenir le brevet de pilote initial (niveau IV ou vert) est affaire de patience, de travail et de site. Vous avez le pilote initial au Ménez mais ce sera un brin coton pour un vol montagne, et plus encore à l’inverse.

Vous pouvez déjà vous équiper mais cela ne signifie pas que vous abandonnez l’école.

Le brevet de pilote est le niveau de la vrai autonomie. Vous explorez de nouveaux sites.  Vous en savez de plus en plus car vous apprenez (tableau noir, lectures, bavardages sur la branche) ce qui concerne les sites, la météo et l’aérologie, le matériel.

Selon les sites, l’accès au décollage détermine le sevrage. Il peut être précipité. On a fait un stage init, un de perf, et hop, c’est dans la voiture conduite par un copain que l’on arrive au déco. L’école est là, le moniteur vous connaît, il est occupé mais a un œil sur son ancien piou piou. Mieux, dans la navette, il y a une place, et grâce au système de ticket qu’il a mis en place, on embarque. On n’est plus élève, mais on n’est pas seul. Il y a aussi la navette du club, d’un pro, le téléphérique ou le funiculaire. Au Ménez et les sites annexes, chacun arrive au parking par ses propres moyens. La bonne idée est de souscrire un forfait long appelés « coaching ». On est libre mais on fait partie de l’école. Vous n’êtes pas téléguidés mais conseillés, surveillés, débriefés. Au déco, vous papotez avec les pilotes que vous voyez depuis un moment. Certains ne sont pas avares de bons conseils et parfois deviennent des tuteurs informels.

L’école ou le club organisent peut-être des sorties. J’ai eu ma phase migratoire dès 1995. J’ai conduit mes parapentistes dans les Pyrénées françaises et les Pyrénées espagnole, dans les Alpes françaises et dans les Alpes italiennes (Aoste, Dolomites), dans les Monts Sibyllins, un peu partout en Espagne et surtout en Andalousie, au Maroc. J’avais acheté un grand C25, puis un Boxer, et un autre. Au Maroc, c’était l’été permanent.

Un jour, vous pensez au vol en biplace, au vol de distance, à la compétition, monitorat.

 

 

 

 

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Loic Ollivier

Moniteur de parapente

Moniteur fédéral depuis 1990, BEES delta en 1992 et BEES parapente en 1993. Ecole labellisée par la FFVL 13929.

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