école de parapente du menez hom

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Comment apprend-on le parapente ?

Il y a des variantes mais la première phase est la découverte du matériel. On le pose au sol, on l’oriente selon le vent, on démêle, on gonfle. Très vite, on se retrouve en l’air, un tout petit peu. Et ça va très vite. On vole de plus en plus haut, plus longtemps, mais en conditions calmes.

On peut apprendre avec un copain, mais le copain ne pensera sans doute pas à tout, comme vous parler de la réglementation (un parapente n’est pas un engin de plage), du matériel (on n’apprend pas avec une “C”), de la météo et de l’aérologie, des situations accidentogènes et de l’accidentologie, du club local et de l’organisation du sport.

Les pilotes se sont regroupés en club qui se sont eux même fédérés pour gérer les sites, les assurances, et l’enseignement. Il y a un réseau des écoles bien étoffé. Une école, c’est un site de vol adapté, un ou des moniteurs qui le connaissent et suivent une progression parfois bousculée par l’aérologie.

Comme c’est dans les vieux tonneaux que l’on fait le bon vin, c’est avec des enseignants un peu mûrs (de toute façon, il faut un peu de temps pour devenir moniteur) que l’on apprend.

Le vieux moniteur connaît la musique. Il a déjà vu des situations douloureuses, il optimise la météo. Bon, d’accord, le jeune moniteur est toujours partant pour rouler un peu (un peu trop), se lever de bonne heure, se coucher tard, et faire voler quand c’est tangent. J’ai vu au Maroc des élèves faire grève (si), bouder leur moniteur, et attendre le jour du retour. J’ai vu des élèves en l’air alors que les miens prenaient le thé. J’ai entendu des moniteurs parler très sévèrement à leur ouaille qui s’était pris un mur. J’ai vu un moniteur hollandais dont les élèves se débrouillaient mieux sans lui qu’avec lui.

Pour commencer, il faut être à l’heure. Le vent est plus faible le matin ou le soir, et plus agité l’après-midi. S’essayer à quinze heures, c’est chercher les ennuis.

Le matériel doit être adapté. Au sol, on peut traîner un chiffon, mais lorsqu’on vole, même de pas très haut, il faut une voile bien calée faite pour, et non pas la vieille voile de compète trouvée sur le mauvais coin.

Il faut un casque pour faire du vélo. Les cerveaux intelligents se protègent, mais certains s’envoient en l’air tête nue.

Les randonneurs ont de jolies chaussures et même des bâtons de marche, mais pour courir sur un sol inégal et se poser entre des ornières, les chaussures de la copine, un peu grandes et distendues (notez le pluriel, ça fait la différence !), feraient l’affaire.

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Loic Ollivier

Moniteur de parapente

Moniteur fédéral depuis 1990, BEES delta en 1992 et BEES parapente en 1993. Ecole labellisée par la FFVL 13929.

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