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On ne devient pas pilote en un jour ...

Tout commence ordinairement sur ce qui est appelée une pente école si on vient apprendre à voler ou un site de vol si l'on découvre l'activité par un vol en biplace.

Au Ménez, les pentes écoles et le site de vol, si le vent est faible, sont un peu confondues, mais on s'aperçoit vite que ce n'est pas parce que on a volé un peu voire que l'on "tient" parfois en l'air que l'on sait voler.

Le vent, qui est un allié, doit être apprivoisé. Il permet alors des vols de durée, en bord de mer, ou le soir, dans le vent magique appelé "retour de nord".

Il est parfois plus rapide d'effectuer de beaux vols à partit de dénivelés plus important, mais c'est aussi trompeur. Il faut comprendre le site et apprivoiser les thermiques si on veut tenir en l'air.

Durant la saison estivale, les pilotes migrent souvent. Il y a les Alpes aux sites innombrables et parfois encombrés, les Pyrénées et le Massif Central.

Hors saison, les stagiaires de l'année et des saisons précédentes comme les pilotes migrent vers des cieux moins sombres.

Nous partons au Maroc lorsque la canicule devient un souvenir. Le site d'Aguergour permet alors aux débutants de faire les premiers grands vol, puis de chercher les thermiques de fin de matinée. Le soir, dans la restit', ils pourront assez rapidement rester en l'air.

On discute lors du pique-nique ou des soirées de qui vient de se passer. Le cours théorique est souvent informel.

Le cours théorique est indispensable. Il permet de comprendre ce que l'on fait, ce que l'on doit faire.

Après un accident, au delà de tout ce que l'on peut analyser et penser, on devine une méconnaissance du sujet. Certains ne lisent pas, ne viennent pas aux cours théoriques dispensés en salle, n'écoutent pas, ne posent pas de question ...

Passer son brevet permet non seulement de savoir si on a le niveau, mais aussi de progresser.

Il y a plusieurs niveaux et brevets parapente que l'on peut passer en école de parapente si elle est labellisée par la fédération.

Les parties théoriques sont validées par le RRF qui est un moniteur élu lors de l'AG de la Ligue.

Les parties pratiques sont validées par le Directeur Technique de l'Ecole (DTE).

Le RRF délivre un numéro.

Le brevet initial est un brevet des écoles. Il sanctionne un niveau d'autonomie sur le site école.

L'étape suivante consiste à rejoint le club local. Souvent, on trouve des partenaires de son niveau, et si le club est bien structuré, un pilote formé peut prodiguer quelques conseils. On découvrira quelques sites faciles et on pensera au brevet de pilote.

Le brevet de pilote est reconnu partout dans les pays civilisés ... Il faut passer un QCM. Le brevet de pilote sanctionne l'autonomie, tout simplement. Le pilote sait analyser les conditions de vol, sait s'il a le niveau du site et de ses conditions, et donc se met en l'air en connaissance de cause, en sécurité.

Le brevet confirmé est plus difficile car il faut répondre en rédigeant. Il sanctionne aussi un niveau technique supérieur.

Ce brevet confirmé ouvre la porte à d'autres qualifications dont la Qualification Biplace ou Qu Bi.

Les qualifications sont notées et détaillées sur le passeport de vol libre.

Les formations d'accompagnateur et d'animateur sont le préalable au monitorat fédéral.

Pour en faire son métier, il faut un BEES ou un BPJEPS (nouvelle filière).